Le devisement du monde

Après le Japon, me voilà dans un nouveau territoire à explorer: Marseille... Mais que les amateurs d'érotismes ne soient pas inquiets, je continuerai à parler de fesse!

10 avril 2008

L’IMAGINAIRE EROTIQUE AU JAPON

Je me suis enfin acheté le très beau livre d’Agnès Giard, l’Imaginaire érotique au Japon, que m’avait montré Janus cet hiver. Cela fait une impression étrange de voir concentré en un seul volume la masse d’information que depuis quelques années maintenant je collecte à droite et à gauche, sur le net et dans la presse anglophone et, parfois, japonaise.

imaginaire_erotique

Ma démarche avec Tokyo Rhapsodie est-elle différente de celle qui a donné vie à ce pavé de 300 pages ? Non, seulement là où Agnès Giard explique, moi j’ai voulu illustrer. Après tout, c’est en voyant Bounce ko gals que j’ai compris ce qu’était la prostitution lycéenne, et en lisant Murakami Ryû que j’ai réalisé que l’érotisme au Japon, même le plus bizarre, répond à une esthétique.

C’est d’ailleurs la grande force de ce livre de décoder la philosophie qui se cache derrière les pratiques japonaises. Le shibari, l’art d’attacher les gens ? Il suit un code utilisé par la « police » de l’ère d’Edo régissant la forme et le type de nœuds (ouverts ou fermés) en fonction de la qualité du coupable, de son sexe, du crime commis… Le bukkake ? Conséquence d’une éducation où le visage doit rester lisse et souriant, quoi qu’il arrive, cette pratique ne cherche pas tant à humilier la victime, qu’à ce que cela se voie, que le masque se brise.

Posté par antoinemisseau à 14:47 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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