30 avril 2008
UN COIN DE PARADIS
"Si tu vas à Okinawa, ne reste pas sur l'île principale".
On peut dire que tout le monde m'a donné ce conseil, je l'ai donc suivi: vendredi dernier, nous voilà avec ma chère et tendre à Naha, puis, après une heure de bateau, à Akajima. Et non, il ne s'agit pas de l'île rouge (赤島) mais de l'île du rivage merveilleux, 阿嘉島 en kanji ultra-difficiles.
D'après Take qui y propose des balades en kayak depuis quinze ans, l'île commence à peine à être populaire auprès des touristes. Ça se sent : on se dit encore bonjour dans les ruelles du village, et il n'y a ni hôtel cinq étoiles ni restaurant, mais seulement des auberges plus ou moins "chez l'habitant" et une gargote qui vend du Taco-rice à 500 yens, tout ça dans un paysage idyllique de montagnes boisées se jetant à pic dans la mer turquoise.
J'étais venu là dans un objectif "vacances", sans prendre l'ordinateur malgré une traduction sur le feu et les corrections de Tokyo Rhapsodie que je dois encore rentrer.
Vacances, ça veut dire balades à pied et en kayak, plongées tranquilles et longues discussions avec les gens de passage chez Take. Bon, j'ai quand même mis à plat le plan du texte indochinois, la rédaction commence dès que j'aurai un moment pour souffler.

