Ceux qui suivent ce blog régulièrement ne seront pas étonnés en apprenant que j'ai décidé de mettre "le devisement" en sommeil pour un temps: je voulais parler du Japon, je n'y suis plus, et du processus éditorial, Tokyo Rhapsodie est publié... Mais comme vous n'avez pas affaire à un ingrat, voici, en guise de paraphe, les premières lignes du roman de Carlos Ruiz Zafon, El juego del angel, traduites par ma chère et tendre:

"Un écrivain n'oublie jamais la première fois qu'il accepte quelques pièces ou un compliment en échange d'une histoire. Il n'oublie jamais la première fois qu'il sent le doux poison de la vanité dans ses veines et il croit que, s'il parvient à ce que personne ne découvre son manque de talent, son rêve de littérature lui accordera un toit au-dessus de sa tête, une assiette chaude à la fin du jour, et ce qu'il désire plus que tout : son nom imprimé sur un misérable bout de papier qui lui survivra sûrement. Un écrivain est condamné à se souvenir de ce moment, car c'est celui où il s'est perdu et qu'il a donné un prix à son âme."