Le devisement du monde

Après le Japon, me voilà dans un nouveau territoire à explorer: Marseille... Mais que les amateurs d'érotismes ne soient pas inquiets, je continuerai à parler de fesse!

22 juillet 2008

SHINAGAWA INTERCONTINENTAL

L'avantage d'avoir des élèves adultes en cours de langue, c'est que quand vient l'heure du départ, ils vous offrent des cadeaux un peu plus élaborés qu'une paire de baguettes, un mouchoir éponge, un T-shirt geisha, ou une assiette émaillée moche représentant le Mt Fuji.


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Une de mes élèves nous a ainsi offert à moi et ma chère et tendre un repas pour deux au restaurant "The dining", au 26e étage du Shinagawa Intercontinental Hotel. Au menu, cuisine fusion nippo-provençale, service impeccable et, je suppose, douloureuse à la fin du repas à la hauteur de la prestation. Bref, une excellente adresse à faire passer en note de frais si vous en avez l'occasion.

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19 juillet 2008

CHURARI

IMGP2499Voici un restaurant qui rend un peu de couleur à la cuisine d'Okinawa. Prenons le "taco rice", une préparation pour tacos (fromage à fondre, viande bouillie, sauce tomate, épices) jetée sur une assiette de riz. Et bien Churari arrive à tirer quelque chose de ce qui n'est pourtant que de la "junk food" : le plat est servi dans un bol en pierre, chauffé à point pour faire griller le riz, comme pour un bibimba coréen.

Parmi les autres plats à essayer, à noter l'ika-sumi-chahan, un riz frit dans l'encre de seiche... Un régal !

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19 juin 2008

IPPUDO

C'était je crois un trois janvier, le soir. Nous marchions, fatigués. La rue, entre Hiroo et Ebisu, était comme morte mais avec ce que nous avions sur le cœur, même un dîner de réveillon nous aurait semblé une veillée funèbre. Une échoppe de ramen, ouverte en dépit de la trêve du nouvel an, attira mon regard. Nous entrâmes. Et là, l'incroyable survint : à une des tables, belle comme une statue, voici une geisha.

Je ne dis pas une femme en kimono, même si, bien sûr, elle en portait un, et très beau d'ailleurs. Mais le maquillage, la coiffure, la distinction de ses gestes surtout ne laissaient aucun doute : c'en est bien une. Nous nous essayâmes. Bonne âme, je laissai la camarade qui m'accompagnait face à l'apparition.

Ce soir là, pour la première fois, j'ai raconté mon roman. Et puis la digue s'est brisée et j'ai parlé, parlé...

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Aujourd'hui je suis revenu dans ce magasin. La geisha n'y était pas, mais les yaki-gyoza sont toujours aussi bons, ils me feraient presque oublier pourquoi je suis à nouveau dans ce fichu quartier... Allez, promis, la prochaine fois que je mange à Ippudo, j'essaye de ne pas avoir le moral dans les baskets !

Photo: la baie de Tokyo, vue depuis Harumi

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01 mai 2008

DANBO

La Kokusai dori est la rue à touristes de Naha, la ville principale d'Okinawa. On y vend donc la panoplie de gâteaux et de machins inutiles que tout Japonais se doit de ramener de voyage pour offrir à ses collègues. Plus exotique, j'ai déniché des crapauds qui semblaient être mis à sécher sur la devanture.

crapauds

Alors ? Sont-ils destinés à être roulés, glissés dans une bouteille d'Awamori pour qu'ensuite, avec l'humidité, ils gonflent ? Non ! C'est juste des porte-monnaie en peau véritable de bestiole des marais, avec deux yeux qui bougent pour faire joli.

La marchande m'a affirmé qu'ils venaient "d'Asie", c'est à dire ailleurs qu'ici, mais malgré ça j'ai quand même acheté un demi-crapaud : juste le devant, sans les pattes de derrière qui gênent quand on veut le ranger dans le sac.

Content de mes emplettes, j'ai ensuite remonté toute la rue avec mon crapaud autour du cou et ma chère et tendre au bras. Comme on commençait à ne plus pouvoir supporter Shima Uta (apparemment c'est LA chanson d'Okinawa, en tout cas tous les magasins ou presque la jouaient en boucle), nous sommes partis en quête d'un resto pas trop bondé : Danbo.

Ici tout est à la carte : la cuisson des nouilles, l'épicé de la sauce, la quantité de gras dans le bouillon. Répondre aux questions à choix multiple du serveur prend presque plus de temps que de manger les Ramen...

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NB: Pour être honnête, j'avais déjà entendu parler de ces crapauds porte-monnaie, on en trouve semble-t-il à Tokyo, à Takeshita dori.

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16 avril 2008

万豚記 WAN TSU CHI

En cette période de phobie sur la cuisine chinoise, et en particulier les raviolis congelés, faisons preuve d’originalité en allant au Wan Tsu Chi à Hatchôbori, le « meilleur restaurant chinois sous le ciel » d'après la réclame.

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C’est vrai que c’est très bon : on trouve des raviolis sui-gyosa, une série interminable de riz frits savoureux, et surtout un type de ramen épicé au sésame noir, le divin Kurogoma Tantan men. Miam !

 


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08 avril 2008

RAMPO

2008_04_02___Rampo_1C’est un petit café dans le quartier de Yanaka, au dessus de Nippori. On y trouve un chat à lunettes, un vieillard à l’aspect fragile et que le moindre coup de vent semble menacer (raison pour laquelle il ne sort jamais), une déco mêlant images de chats, masques africains et dessins de bondage, et là-dessus une musique jazz façon Stan Getz.


Rampo fait partie de ces lieux où je reviens régulièrement, en général en y traînant un ami différent à chaque fois… Mercredi dernier c’était Luzbel (son blog) qui a affronté son allergie aux chats et à la lumière pour venir papoter littérature. Nous voici autour d’un « cocoa flotte », non ce n’est pas un chocolat à l’eau, mais un chocolat où flotte une boule de glace à la vanille.

 

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Bref, cela faisait presque un an que je n’étais pas venu, et cette escapade a un peu pris l’aspect d’un pèlerinage : dans un des livres d’or j’avais laissé mes impressions, craintes, espoirs quant à ce manuscrit qui me prenait tellement de temps et que je voyais sur le point d’être terminé.


Je n’ai pas retrouvé ce livre d’or, mais j’ai complété la saga dans un autre, à la manière d’un ex-voto, et en trois langues s'il vous plaît !

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