A l’heure de la psychose H1N1 le nom de Kaddouz a des consonances qui rappellent trop la bataille navale pour ne pas faire frémir. Qui peut bien chercher à effrayer le péquin moyen en donnant ce nom à cette avenue du 12e arrondissement, en plein quartier arménien ? C’est que Kaddouz, Charles de son prénom, mort en août 1944 pendant la libération de Marseille aurait pu faire partie de ces jeunes gens aux noms lointains chantés par Aragon et Ferré:

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient vive la France en s’abattant.

Justement ces vingt et trois sont à l’écran… Il faudrait que je revois Marius et Jeannette, si ça se trouve on y voit la rue K-12.