30 septembre 2009
Dossier en SoufFRance
Parfois j’ai de drôles d’idées. La dernière en date consistait à vouloir un téléphone portable. Consommateur médiocre de ce genre de produits, j’ai opté pour un forfait mini-mini à 6 euros. Las ! J’aurais dû me souvenir que plus c’est petit plus c’est méchant… Car ce téléphone, ou plutôt la Société qui FouRnit cet engin, n’arrête pas de me faire des crasses.

Ça a commencé avec un courrier un peu laconique m’expliquant que mon dossier (10 pages de photocopies validées par mon revendeur de ces joujoux cancérigènes) était incomplet et que ma ligne allait être fermée si je n’appelais pas un numéro précis avant le 10 octobre. Un peu étonné j’appelle.
On me confirme la nouvelle : le certificat d’hébergement n’est pas valide. Ah bon ? Qu’est ce qui ne va pas dans la lettre de PPM, mon très cher beau-père. Réponse : cela Monsieur, je ne peux pas vous le dire. Et pourquoi ? Je n’ai pas le document. Eh bien cherchez-le ! Je ne peux pas, on détruit les documents, on n’a pas la place de les garder. Vous ne les scannez même pas ? Non.
Là, j’avoue que je perds un peu mon calme. Des mots comme « irresponsables » on peut-être bien fusé. Comme je suis mesquin, j’ai demandé à parler à la chef. Rebelotte : pas bien le certificat d’hébergement, poubelle ce que les clients envoient. Si pas de nouveau certif, bye-bye la ligne. La discussion a duré à peu près 40 min, au frais de ceS afFReux car l’appel était gratuit depuis un poste fixe (et cela pour, je le rappelle, un forfait à 6 euros, youhou !).
Au bout de tout ce temps, la femme-chef, qui refusera de me donner son prénom (c'est fou ce que les gens sont timides parfois), me donne une adresse à Aix-en-Provence où envoyer une nouvelle attestation d’hébergement, ce que je fais dans la journée.
Fini ? Ce serait trop beau…
Hier, 29 septembre, mon téléphone tombe soudainement en rade : la batterie marche, il s’allume, mais je n’ai aucun réseau nulle part et personne ne peut plus me joindre. Coup de fil (depuis le cellulaire de ma chère et tendre) à cette même Société qui se Fout Royalement de ma tronche. Une jeune femme très sympa m’annonce avec un sourire qui passe même à travers le combiné qu’effectivement ma ligne est suspendue car mon dossier est incomplet. L’adresse à Aix ? Une bonne blague de la Sale cheFtaine pas dRôle qui s’est amusée à me faire écrire pour des queues de cerises.
Sauf qu’entre temps j’ai déménagé et que j’ai fait l’erreur de changer mon adresse de facturation via internet. Pas de problème me dis-je, j’ai un bail à mon nom. Sauf que la Société qui Fait tout pouR me planter refuse le bail comme preuve de logement. Elle veut une facture, ou une quittance de loyer (format informatique, pas le truc à talon qu’on trouve en supermarché).
Bref, me voilà fait comme une blatte dans un roman de Kafka. Long silence angoissé. Je m’imagine en train d’asperger d’essence mon téléphone devant le Siège de cet inFâme Réseau et d'y mettre le feu. A l’autre bout du fil, la jeune femme compatit. Attendez, je vais parler à ma responsable. Hum, s’il faut écrire à Aix, merci mais j’ai déjà donné. Non, elle a trouvé une solution : que je lui faxe la première facture que sa société a envoyée.
Ce sera donc une résolution à la Ubu au pays des consommateurs : pour prouver que je réside dans ma nouvelle maison, je faxe à ceS Filous Rapias leur propre facture, envoyée un mois plus tôt à une autre adresse. Tout va bien maintenant. Après cette victoire de l’imaginaire sur le réel, je me crois prêt pour le vrai combat : être à nouveau affilié à la sécurité sociale.
22 septembre 2009
DIGNE LES RIENS
Il faut se méfier des expressions toutes faites : parfois elles sont vraies. Prenez « crétin des Alpes », ça semble suranné comme locution ? Pas si sûr.
Je ne suis resté que deux semaines à Digne, le temps de découvrir sa médiathèque - sympa, bien fournie, ouverte 4 heures par jour 5 fois par semaine. Par contre je n’ai pas pu tester tous les bouchers du bled – à ma décharge il doivent être plus de 30, soit un tous les 500 mètres. A mon avis ils manquaient de bornes et ils ont plantés des boucheries à la place. En terme de profession sur-représentée, on compte les médecins généralistes – j’en ai dénombré plus de vingt. Normal, nous sommes dans une ville thermale, mais notez bien qu’aucun de ces honorables praticiens n’a accepté de me recevoir en consultation : « le docteur ne prend plus de nouveau patient », « Monsieur Dugenou marie sa fille », « J’ai rien avant trois semaines »… Et pour les urgences ? Bah, il vous reste l’hôpital. Et puis c’est dans l’air du temps.
Ah, je sais, vous allez dire que je râle encore, que la ville est jolie, les gens souriants. Mais nom d’un chien ils sont obligés ! Faute d’espace ou de monde on n’arrête pas de se croiser, de tomber encore et toujours sur les mêmes têtes. Ou alors c’est que la consanguinité est telle qu’on peut plus faire la différence entre les cousins ? Tss, tss, allons Antoine, un peu de respect. Tu parles tout de même de la famille du Docteur Dugenou.
19 septembre 2009
K-12
A l’heure de la psychose H1N1 le nom de Kaddouz a des consonances qui rappellent trop la bataille navale pour ne pas faire frémir. Qui peut bien chercher à effrayer le péquin moyen en donnant ce nom à cette avenue du 12e arrondissement, en plein quartier arménien ? C’est que Kaddouz, Charles de son prénom, mort en août 1944 pendant la libération de Marseille aurait pu faire partie de ces jeunes gens aux noms lointains chantés par Aragon et Ferré:
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient vive la France en s’abattant.
Justement ces vingt et trois sont à l’écran… Il faudrait que je revois Marius et Jeannette, si ça se trouve on y voit la rue K-12.
18 septembre 2009
REPRISE
Cela fait presque un an que je n’ai pas écrit ici, il est temps que cela change d’autant que j’ai des choses à vous raconter. Changement de thématique, exit le Japon, bonjour Marseille. Et pour ceux qui auraient l’estomac trop fragile pour l’orgie de bouillabaisse que je vous mitonne, il y aura régulièrement des nouvelles érotiques, là, sur ce lien (le sexe, rien de tel pour faire exploser le nombre de visiteurs).
11 novembre 2008
Entre parenthèses
Ceux qui suivent ce blog régulièrement ne seront pas étonnés en apprenant que j'ai décidé de mettre "le devisement" en sommeil pour un temps: je voulais parler du Japon, je n'y suis plus, et du processus éditorial, Tokyo Rhapsodie est publié... Mais comme vous n'avez pas affaire à un ingrat, voici, en guise de paraphe, les premières lignes du roman de Carlos Ruiz Zafon, El juego del angel, traduites par ma chère et tendre:
"Un écrivain n'oublie jamais la première fois qu'il accepte quelques pièces ou un compliment en échange d'une histoire. Il n'oublie jamais la première fois qu'il sent le doux poison de la vanité dans ses veines et il croit que, s'il parvient à ce que personne ne découvre son manque de talent, son rêve de littérature lui accordera un toit au-dessus de sa tête, une assiette chaude à la fin du jour, et ce qu'il désire plus que tout : son nom imprimé sur un misérable bout de papier qui lui survivra sûrement. Un écrivain est condamné à se souvenir de ce moment, car c'est celui où il s'est perdu et qu'il a donné un prix à son âme."
31 octobre 2008
INTERVIEW PSYCHO SEXO
Un journaliste de ce magazine tout neuf m'a contacté pour répondre à quelques questions sur l'érotisme et le Japon...
Vous êtes l’auteur de Tokyo Rhapsodie où vous montrez une capitale japonaise aux contours sexuels plus que débridés ! Vous avez vécu 6 ans au Japon. Est-ce un Japon fantasmé de la part des français qui y vivent ou bien entre-t-on dans l'univers érotique des Japonais eux-mêmes ?
Je voulais écrire, et décrire, un Japon cru et violent, et pour cela le genre romanesque s’est imposé. J’ai commencé par travailler sur des archétypes, ceux qui effectivement correspondent aux phantasmes des Français (la geisha, la petite amie à la mine de poupée et en apparence si soumise) ou des Japonais (les lycéennes en uniforme). Concernant les pratiques décrites, ce sont celles qui peuplent les pages des mangas érotiques : bondage, triolisme, bukkake… La structure même du roman renvoie d’ailleurs à la bande dessinée nippone : il s’agit de saynètes courtes avec une force évocatrice extrêmement graphique.
Qu’est-ce qu’un ou une Française peut apprendre de la sexualité japonaise par rapport à sa culture occidentale ?
Ce que l’on apprend au contact d’une société si différente, c’est avant tout à se connaître mieux soi-même. Ce qui provoque chez nous choc, dégoût ou colère, est en fait la clé d’une leçon importante : il n’y a pas de péché. Cela peut sembler évident, mais il a fallu que je parcoure 10 000 kilomètres pour en voir la mise en pratique. Au Japon, pays peu touché par le christianisme, le corps et le plaisir ne sont pas sales. Il appartiennent à la sphère du privé, on ne criera donc pas sur les toits qu’on pratique le bondage ou l’échangisme, mais en même temps le sexe n’est entaché d’aucune culpabilité. Il existe, point.
Quand on parle d'érotisme et de pratiques "made in Japan" on évoque souvent le bondage (shibari/kinbaku), il y a d'ailleurs une scène très forte dans votre livre qui l'illustre...
Il faut bien voir que le shibari tel qu’on le voit par exemple dans les mangas ou dans les films répond à plusieurs exigences. Tout d’abord il s’agit d’un art qui s’appuie sur une tradition ancienne, ligotage et suspension faisaient partie de l’attirail judiciaire permettant d’obtenir des aveux de la part des suspects, et qui a un objectif esthétique. Pour ceux qui s’adonnent à cette pratique, la quête va au-delà de l’excitation sexuelle : ce que l’on cherche à faire en liant et en suspendant son partenaire, c’est obtenir une vision de son vrai visage. On lui arrache le masque fait de politesses et de convenances, pour le mettre véritablement à nu.
J’ai essayé de combiner ces éléments pour forger une scène à la fois esthétique et cruelle : d’un côté le maître explique le sens de ses œuvres et en même temps on a affaire non pas à des tableaux mais à des êtres vivants, qui plus est en état de souffrance.
Beaucoup de stimulants sexuels dans votre livre aussi, des aphrodisiaques et divers filtres... Est-ce aussi courant au japon? Pour les hommes, pour les femmes?
Eh oui, le Japon est le paradis du gadget et la sexualité n’est pas une exception. On y vend par exemple des ona holes, ou vagins jetables : il s’agit de canette à usage unique pour masturbation masculine. Certaines sont décorées de personnages de manga pour parfaire l’illusion…
Concernant la drogue décrite dans mon livre, il s’agit plutôt de travailler sur le ressort de l’abandon de la volonté, sur un jeu de contrainte et de violence qui peut paraître malsain mais qui fait partie intégrante de l’érotisme japonais. L’homme, pour être rassuré dans sa virilité, recherchera une femme-enfant peut expérimentée, ou quelqu’un jouant ce personnage. D’où cette tendance qu’ont les filles à jouer les saintes nitouches en disant yada ou dame (non, non !) non pas pour repousser le garçon, mais pour le conforter dans son rôle de dominant.
Vous êtes à nouveau en France, est-ce que les tabous en France et au Japon sont les mêmes ?
Disons qu’en France on parle beaucoup de sexe mais on ne fait souvent pas grand chose, au Japon c’est le contraire.
Deux protagonistes de cette fiction sont français. L’un y est depuis peu et découvre les dessous de Tokyo, l’autre y est depuis pas mal de temps et a pris certaines distances. Dans ce livre quel est leur regard leur appréhension de la vie sexuelle au contact des japonaises ?
Ces deux personnages pourraient être la même personne à cinq ou dix ans d’intervalle. Pour un garçon débarquant au Japon, l’impression de devenir un sexe-symbole est très grisante. Et puis avec le temps viennent les désillusions. Dans un pays machiste comme le Japon, les filles ont appris à être manipulatrices et le bourreau des cœurs se retrouve pieds et poings liés à sa « conquête ». Ou alors après avoir multiplié les aventures trop faciles et sans lendemain le garçon commence à se demander ce que cherchent vraiment les filles qui sortent, et couchent, si facilement avec lui. N’est-il pas en fait qu’un « petit copain gaijin » juste bon à rendre jalouses les copines et faire bien sur les photos ?
Vous avez ainsi des personnages féminins très contrastés de différentes générations, des très jeunes femmes à des femmes plus mûres ? Entre la réalité et fiction quelle est votre perception des femmes japonaises par rapport à la sexualité ?
Le Japon moderne est un pays machiste : aujourd’hui encore des femmes doivent choisir entre mener une carrière et créer un foyer. On attend d’une employée de bureau qu’elle quitte son travail au premier enfant pour devenir femme au foyer. L’homme au contraire doit apporter la sécurité, à commencer par la sécurité financière. Il part tôt le matin, travaille longtemps, et passe souvent la soirée entre collègues ou avec des clients pour rentrer le soir après onze heures et recommencer la même chose le lendemain. Résultat, les couples vivent en parallèle, en étrangers, et la sexualité en pâtit. Reste alors le phantasme, en film ou sur papier glacé, et les étreintes tarifées qui peuvent être d’une incroyable variété.
Les estampes japonaises aux vertus aphrodisiaques, l'art du bain, le rapport eau-corps rituels font ils partie de l'univers de la sensualité du plaisir de l'érotisme japonais? Est-ce un ingrédient de l'érotisme japonais ?
Les estampes d’autrefois remplissaient le rôle qu’ont maintenant les manga : ils illustrent les phantasmes, parlent d’un monde essentiellement urbain, frustré et en même temps libéré de beaucoup de tabous d’où une violence exacerbée. Les monstres y sont légions, et sont souvent pervers. Tentacules, poulpes, les créatures marines agressent les femmes, fouillent les entrecuisses dans un bruit humide.
L’eau a d’ailleurs une signification érotique: c’est dans l’eau que les Dieux trempent la lance pour donner naissance au Japon. L’orgasme est souvent manifesté par une vague, et les corps faisant l’amour se couvre de sueur, de sécrétion. Bref l’eau est un élément qui génère vie et plaisir, mais qui est en même temps vaguement sale...
Qu’est-ce que les japonais pourraient apprendre des mœurs et pratiques sexuelles françaises, ou même occidentales ?
Les Japonais n'ont pas attendu pour se faire une culture en la matière : dès l'ouverture du pays sous l'ère Meiji, des anciens samurai sont envoyés en occident pour étudier les techniques, et au cours de leurs séjours ils n'oublient pas de visiter nos maisons closes... La mode de la culotte se répand après un incendie à Ginza où des dizaines de femmes en kimono refusèrent de sauter de l'immeuble où elles étaient coincées par peur de montrer leurs dessous, ou plutôt leur absence, aux sauveteurs... Bref, le Japon, toujours curieux de modernité, a été très vite au fait de nos pratiques. Les différences ne sont peut-être pas tant à chercher dans les actes, que dans le sens qu'on y attache. Un exemple parmi d'autres : au Japon, embrasser sur la bouche, ou plus exactement sucer la langue de son partenaire, est un préliminaire sexuel, et non une marque de tendresse. J'ai ainsi vu dans des sex-shop de Tokyo des DVDs où des couples ne font rien d'autre que s'embrasser en public. La caméra alterne entre les gros plans sur le couple et des vues plus larges sur la rue pour montrer les réactions des passants.
Votre prochain roman sera un thriller sur les Yakuza. Vous abandonnez le terrain de l’érotisme ou bien sera-t-il encore l’un des éléments du roman ? Est-ce incontournable quand on écrit une histoire qui a lieu au Japon ?
Mon texte est encore à l'état d'ébauche donc j'aurai beaucoup de mal à en parler... Disons que je cherche à faire de Tokyo un personnage à part entière en utilisant pour cela des éclairages différents. Il ne s'agit pas de « plaquer » de l'érotisme, comme on change des noms de personnages pour les rendre exotiques, mais de rendre compte d'une réalité. Est-ce qu'il y aura du sexe dans mes pages ? Oui, si cela est nécessaire à la narration...
24 octobre 2008
LES MORTS QUI MARCHENT
Le dernier jeu à la mode s'appelle "La Horde". Il est en ligne, gratuit dans sa version de base et met en scène un univers plein de mort-vivants où une poignée d'humains, les joueurs, tentent de survivre. Nous sommes dans la lignée des Resident Evil et autre Dead Rising, sauf qu'on joue en équipe et que, gratuité oblige, les graphismes sont beaucoup moins beaux, voire carrément fixes.
Vous ne vous sentez pas concernés? Pour vous le thème des hordes inhumaines prêtes à déferler sur notre civilisation est aussi rance que les souvenirs de la guerre froide et lde a peur abjecte du désert nucléaire? Eh bien croyez moi si vous voulez, mais une manif de zombies est prévue le dimanche 26. Sans rire !
Franchement, je regrette pas d'être rentré: à Tokyo on ne voyait jamais de mort-vivants défiler pour une double ration de cerveau frais ! Ils préféraient se tasser dans les trains au point d'étouffer et rentrer chez eux bouffis de fatigue...
17 octobre 2008
SIGNATURE LE 6 NOVEMBRE
Je viens de recevoir la petite carte annonçant une rencontre d'auteurs à la librairie de la Musardine début Novembre. Sont invités Catherine Millet, Pierre Bisiou (dont je compte parler très prochainement), Nadine Monfils et un certain Antoine Misseau. Tout cela sous le patronage d'un ange frileusement accroché à ses ailes, ce que je comprends d'autant mieux que je suis de retour sur mon banc fétiche aux Buttes Chaumont pour consulter internet. Eh oui, l'installation Orange dans l'appart a fonctionné moins de 24 heures, une forme de record en quelque sorte.
13 octobre 2008
HASARD CURIEUX
Profitant que deux amis fêtaient leur PACS au bord de la Loire, je suis allé voir mon oncle et ma tante qui vivent à deux pas de la salle ou devait avoir lieu le banquet. Le samedi matin, alors que je cuisinais en prévision de la soirée (on devait tous amener un "petit quelque chose"), le sujet de mon roman est arrivé sur le tapis. "Oui, me dit en substance ma tante, on l'a vu en librairie, nous l'avons même feuilleté mais il y a quelque chose qui nous a choqué". Allons bon! Vais-je avoir droit à une condamnation en bloc du genre érotique et de ses canons? Pas du tout! Ce qui est en cause, c'est le choix du nom de mes personnages. Et pour cause: mon oncle s'appelle Daniel, son fils aîné Sébastien, tout comme les deux héros de Tokyo Rhapsodie. Curieux, non?
09 octobre 2008
DEBAUCHE DE TECHNOLOGIE
Fini les abandons d'animaux sur le bord des routes: à Shanghai une Japonaise propose de garder votre animal favori le temps des vacances. Et comme nous sommes à l'ère d'internet, la dame met chaque jour en ligne une vidéo sur Youtube où apparaissent toutes les bestioles dont elle a la charge. Voilà ce que ça donne:
Le rigolo de l'affaire, c'est que l'on découvre en même temps l'intérieur d'appartements d'expatriés japonais. Bref, la prochaine fois que je pars à l'autre bout du monde, j'envoie mon labrador invisible à la dame. Et hop !
